Chez Noholita
- il y a 5 heures
- 1 min de lecture
Derrière la façade discrète d’un immeuble parisien, se cache un lieu à l’image de celle qui l’habite : solaire, instinctif et résolument pointu. Passé une cour intérieure presque secrète, la maison d’architecte de Camille Callen alias Noholita, se dévoile comme un manifeste esthétique, entre minimalisme contemporain et influences méditerranéennes glanées au fil de ses vies entre Paris, Ibiza et aujourd'hui Bali.

Dès l’entrée, le ton est donné. Volumes ouverts, lumière omnipré-sente, lignes pures et matières naturelles composent un décor pensé comme une respiration. Ici, le béton dialogue avec le bois blond, les textiles en lin lavé adoucissent l’espace tandis que quelques pièces sculpturales viennent signer l’ensemble avec caractère.

Le salon, véritable cœur de la maison, oscille entre lignes bruts et chaleur organique. Grand et large canapé aux lignes enveloppantes, tapis texturés, céramiques artisanales et objets chinés racontent une esthétique libre, instinctive, jamais figée.
La cuisine ouverte, pensée comme un espace de partage, prolonge cette esthétique épurée. Plans minéraux, rangements invisibles, vaisselle choisie comme des pièces d’exposition : chaque détail célèbre un art de vivre précis, fait de simplicité exigeante.

Chez Noholita, la décoration n’est jamais un simple décor. Elle devient langage, respiration, prolongement intime de son univers. Une manière d’ancrer ses émotions dans l’espace, de traduire ses métamorphoses à travers l’architecture, et de faire de chaque maison un manifeste silencieux de ce qu’elle choisit désormais d’habiter : la beauté, l’équilibre, et la transmission.

