Chanel, la mode est un chantier fabuleux
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Il y a des défilés où l’on s’assoit, on regarde passer les silhouettes… et puis il y a ceux qui ressemblent à une scène de film. Celui de Chanel pour l’automne-hiver 2026/27 appartient clairement à la deuxième catégorie.
Dans la nef du Grand Palais, des grues géantes rouges, vertes, jaunes et bleues s’élèvent au-dessus du podium. Oui, des grues. Comme sur un chantier. Mais version couture. Et en les regardant, impossible de ne pas penser à une idée très simple : la mode, comme la vie, est toujours en construction.
Et Matthieu Blazy, qui signe ici son quatrième défilé pour la maison, semble justement nous dire que l’histoire Chanel continue de se bâtir, pièce après pièce, silhouette après silhouette.

La première silhouette donne le ton : un tailleur d’une simplicité presque radicale… mais sans tweed. À la place, une maille côtelée souple, moderne, presque casual. Une manière subtile de rappeler que même les icônes peuvent évoluer. Au fil du défilé, le tailleur se transforme : parfois sage pour la journée, parfois scintillant pour la nuit.
Lurex, silicone, gaze naturelle… les matières surprennent et déplacent les codes. Par moments, le tailleur se mélange même à un bomber, comme si une Parisienne décidait soudain de sortir dîner après le bureau sans passer par chez elle. Très Chanel, finalement.

Le premier rang, terriblement chic !
À la fin de la Paris Fashion Week, la fatigue se lit souvent sur les visages. Mais visiblement pas ce soir-là.
Le premier rang ressemblait plutôt à un casting de film : Margot Robbie avec un nouveau carré et une frange rideau, Teyana Taylor en trench transparent à pois, Lily-Rose Depp en robe animal et coiffée d’un mini chapeau rétro, Paloma Elsesser, sourire radieux.

Et pour cause : quelques jours plus tôt, les nouveaux escarpins Chanel signés Blazy arrivaient en boutique à Paris. Il parait qu'obtenir une paire relève presque du sport olympique : coudes affûtés, réflexes rapides et sens stratégique du shopping. La mode n’est peut-être pas une compétition…mais certaines chaussures méritent clairement qu’on accélère le pas.
